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vendredi 23 avril 2010

Une caresse distraite

Qu'est-ce chatoiement qui m'effleure
Voluptueux scintillement
Ce chuchotement de douceur
Qui s'évanouit en tendre tourment?

C'est ce baiser que ta main pose
A peine un souffle, sur la mienne
Plus que raison veut que tu n'oses
Pour qu'entre mes bras , tu ne viennes

l'ange déchu

Poème à deux voix

"l'Ange Déchu"

Des nuées percées
Aux nues perchées
Chut l'ange déchu
De nuit drapé

"Ce que je fus je serai encore
Même là j'obéirai à Tes lois
Mais dans ce rêve j'apporte la mort
Puisque, Tu ne veux plus de moi"

Savoir sacré
Célestes secrets
A l'injustice
Tous révélés

"De l'innocence je serai linceul
Tous ces mondes seront mes proies
Coeurs justes, de par moi plus un seul.
Puisque, Tu ne veux plus de moi"

Essence des sens
Transes intenses
Ames insensées
Absence de sens

" Des désirs je ferai esclaves,
Du désespoir je serai le roi,
De l'amour je serai l'épave
Puisque, Tu ne veux plus de moi."

Puis il attend
Au bout du temps
Au néant du rien
Qu'aucun n'entend

"Dans l'abîme je serai l'errance,
Des ténèbres viendra ma joie,
Je serai le vent du silence,
Puisque, Tu ne veux plus de moi"

"Je serai le vent du silence,
Puisque, Tu ne veux plus de moi"

Denis Guéret
3/11/2009

Où va tout cet amour perdu / where does all the loving flee

Où va tout cet amour perdu
Fruit du réel, lumière de la vie?
Dans quel recoin de l'Absolu,
S'est-il échoué, a-t-il fini?

C'est sur ce sombre rivage
Que gisent caresses et baisers,
Elans de génereux partages,
Offrandes du coeur, tous oubliés.

Sourire d'une mère à son enfant
Devouement d' animal fidèle
Tendre empressement d'un amant
Tout cela, ici, jetés pêle-mêle.

Voilà les cadavres des bonheurs
Mis au monde pour l'autre tant aimé
qui, par nature, qui, par malheur
Dans les ténébres, s'en est allé

Ne reste qu'un regard résigné,
Reflets de solitude immense
Où nos tendresses sont évaporées,
Nos serments remplis de silence.

Là , va tout cet amour perdu,
Fruit du réel, lumière de nos vies.
Dans ce recoin de l'absolu,
A jamais il s'est endormi.




To where does all the loving flee,
Bloom of truth, life's very best?
To what dark shore of nether sea
Does it drift and finally rest?

Sunk in sands of loneliness,
All kisses and caresses lay,
Once springs of shared kindness,
children of the heart cast away

Mother gazing at child sleeping;
Four legged friends true devotions;
A new lover's tender pressings;
All these strewn all directions.

See, of bliss the shards all broken
Once thrown for one beloved.
Who, from the living was taken
From warm embraces, removed.

With that last absent parting stare,
When time has come to renounce.
When affections turn to despair,
And promesses into silence

And thus all the loving flees,
Bloom of truth, life's ev'rything.
Laying by that dark shore, it is.
Like empty ashes of nothing.

Chansons en attente de musique

Complainte du mec modeste qu'en pense pas moins
(sur une mélodie baroque à la guitare classique ou luth avec cello)

Je suis si nul et bon à rien
et dedans ma main rien ne tient
bien d'autres mentent et fanfaronnent
mais seul leur sorte ils impressionnent

Quand par chance un succès me vient
Dieu, rappelle moi qu'il n'est pas mien
Car mauvais en tout je tatonne
Moi, pauv' lueur qui bien peu donne


refrain:
Pourquoi ne suis je pas comme ceux
Qu'ont tout faux mais qu'ont jamais tort
Que les idiots portent aux cieux
Pauv' gens leurrés jusqu'à la mort (bis)

Pauv' gens si contents de leur sort


Toujours je sais que rien je sais
Qu'à l'ouvrage j'ai peur en secret
D'un désastre vil et soudain
Sur un chemin qui semble sans fin

Mon faible savoir, tout c'que j'ai
Sauf pour l'innocent je le tais
Tant d'autres se disent plus malins
Mais sauront rien du lendemain

refrain:
Pourquoi ne suis je pas comme ceux
Qu'ont tout faux mais qu'ont jamais tort
Que les idiots portent aux cieux
Pauv' gens leurrés jusqu'à la mort (bis)

Pauv' gens si contents de leur sort

Aux affaires du coeur je suis paumé,
Que de la vase et j'y perd pied.
Plus maladroit si j'y raisonne
Le prix du respect que l'on donne.

Toi qui m'aime, laisse-moi pas oublier
Que tes faiblesses sont partagées.
J'ai tant de toi en ma personne
Comme j'aime, il faut que je pardonne

Sauve-moi de devenir comme ceux
Qu'ont tout faux mais qu'ont jamais tort
Que les idiots portent aux cieux
Pauv' gens leurrés jusqu'à la mort (bis)

Pauv' gens si contents de leur sort



Les histoires d'amour finissent ainsi
paroles de chanson

Que veux-tu que je te dise (bis)
Les histoires d'amour finissent ainsi

De guerre lasse ou d' lassitude
Par routine , par habitude
De déception en trahison
Par la raison, par la fiction
Les histoires d'amour finissent ainsi

Que veux -tu que je te dise
Les histoires d'amour finissent ainsi

Par jalousie, par solitude
De banalité en platitude
Par orgueil , par prétention
par sommes d'incompréhension
les histoires d'amour finissent ainsi

refrain:
Que veux-tu que je te dise (bis)
nous, passagers d'une illusion
Nous, visions incertaines aussi
Toi, à tes démons ou passions
Moi, rien que l'ombre d'un ami
Que veux-tu que je te dise (bis)
Les histoires d'amour finissent ainsi


D'apaisements en inquiétudes
D'épuisement en incertitudes
Par le temps et son érosion
Par sagesse puis par dérision
Les histoires d'amour finissent ainsi

Que veux -tu que je te dise
Les histoires d'amour finissent ainsi
Par lâcheté , par nos démissions
Par accident, par tentation
Avec d' autres, par leur solitude
Par l'ordinaire en multitude
Les histoires d'amour finissent ainsi

Que veux-tu que je te dise (bis)
nous, passagers d'une illusion
Nous, visions incertaines aussi
Moi, à mes démons ou passions
Toi, plus que l'ombre d'une amie
Que veux-tu que je te dise (bis)
Les histoires d'amour finissent ainsi

Que veux-tu que je te dise (bis)
Les histoires d'amour finissent ainsi


Hermétique chanson celtique

Dans un puit noir , j'ai regardé
ti la la do, ti la la ré
Et là, tout au fond, j'y ai vu
Un bout de ciel, qu'j'ai admiré
Alors l'eau d'ce puit, j'en ai bue
ti la la do, ti la la ré
Alors l'eau d'ce puit, j'en ai bue
ti la la do, ti la la ré

Un jour le ciel, j'ai observé
ti la la do, ti la la ré
Plus loin qu'le soleil, j'ai bien vu
Le noir sans fin, donc j'ai prié
Alors la lumière j'ai reçu
ti la la do, ti la la ré
Alors la lumière j'ai reçu
ti la la do, ti la la ré

Une paire d'yeux noirs, j'ai rencontré
ti la la do, ti la la ré
Lumière dedans j'ai aperçu
Un bout d'septième ciel qu'j'ai aimé
Alors l'eau d'ce puit j'lai tout' bue
ti la la do, ti la la ré
Alors l'eau d'ce puit j'lai tout' bue
ti la la do, ti la la ré

Dedans le ciel, je suis tombé
ti la la do, ti la la ré
Sur le soleil j'suis descendu
Un puit tout noir j'ai traversé
Alors lumière je suis d'venu
ti la la do, ti la la ré
Alors lumière je suis d'venu
ti la la do, ti la la ré

Dans un puit noir j'ai regardé
ti la la do, ti la la ré
Et là, tout au fond, j'm'y suis vu
Dans un bout d'ciel, tout éclairé
Alors l'eau d'ce puit fut bienvenue
ti la la do, ti la la ré
Alors l'eau d'ce puit fut bienvenue
ti la la do, ti la la ré

Dans un puit noir j'ai regardé
ti la la do, ti la la ré
Et là, tout au fond, j'm'y suis vu
Dans un bout d'ciel, tout éclairé
Alors l'eau d'ce puit fut bienvenue
ti la la do, ti la la ré
Alors l'eau d'ce puit fut bienvenue
ti la la do, ti la la ré

petits poèmes pour hors-d'oeuvres

Le monde, enfant du Divin
est toujours porté en son Sein
Il ne sait pas qu'une simple ligne le fait
Sûr que, comme il se voit , il est

L'illusion crée le désir
le désir asservi
Ses esclaves meurent aveugles
Leurs victimes aussi



Souvenirs lointains du matin
Des rêves rencontrés en chemin
Comme les crépuscules des chagrins
Sont immobiles jusqu'à la fin

Prenez ma main, n'ayez pas peur
Venez avec moi tout la-haut
Les étoiles ne sont que des leurres
Vous et moi allons bien plus haut






L'espoir scintille mais tout menu
Près la porte à peine entrevue
On sort du rêve lavé et nu
Et la clameur s'est enfin tue

Fugace limace qui fait grimace
Réjouis-toi
Ramasse les nasses pleines de rascasses
Envole-toi
Et ne repasse qu'à marée basse

Sur un érable triste et vénérable
Un perroquet freluquet jacquetait
L'arbre colossal était misérable
car l'oiseau l'attaquait de son caquet
Puis vint l'hiver...

Comme la pluie d'un ciel infini
Sombre l'ennui aux yeux imparti
Ombre rassie que rien ne réjouit
L'homme pour qui la vie va ainsi



Au seuil des grands trésors cachés
Baignés des feux d'un grand soleil
Evadés de raisons asséchées
Bienvenus d'un lointain sommeil

Comme un souffle, comme des ombres
Esquisses d'un nuage jeté au vent
Rêves furtifs venus en nombre
Etincellent de tous leur tourments


En la peur des matins sanglants
Perdu dans la brume des fureurs
Gît le coeur d'un trouble naissant
triste rosée posée sur les fleurs.

La bête, en ce jardin hideux
Hurle et râle qu'on la libère
Pattes griffues dressées vers les cieux
Seul le vent entend cette misère.


Vibrations tranquilles d'aube claire
D'un jeune été régnant sur terre
Sont par scintillants gazouillis
D'oiseaux impatients, accueillis.

Qu'un émoi sans peur s'éveille
Un frisson joyeux sans pareil
Qui sussurrera jusqu'au soir
Murmure sucré d'un bel espoir