Où va tout cet amour perdu
Fruit du réel, lumière de la vie?
Dans quel recoin de l'Absolu,
S'est-il échoué, a-t-il fini?
C'est sur ce sombre rivage
Que gisent caresses et baisers,
Elans de génereux partages,
Offrandes du coeur, tous oubliés.
Sourire d'une mère à son enfant
Devouement d' animal fidèle
Tendre empressement d'un amant
Tout cela, ici, jetés pêle-mêle.
Voilà les cadavres des bonheurs
Mis au monde pour l'autre tant aimé
qui, par nature, qui, par malheur
Dans les ténébres, s'en est allé
Ne reste qu'un regard résigné,
Reflets de solitude immense
Où nos tendresses sont évaporées,
Nos serments remplis de silence.
Là , va tout cet amour perdu,
Fruit du réel, lumière de nos vies.
Dans ce recoin de l'absolu,
A jamais il s'est endormi.
To where does all the loving flee,
Bloom of truth, life's very best?
To what dark shore of nether sea
Does it drift and finally rest?
Sunk in sands of loneliness,
All kisses and caresses lay,
Once springs of shared kindness,
children of the heart cast away
Mother gazing at child sleeping;
Four legged friends true devotions;
A new lover's tender pressings;
All these strewn all directions.
See, of bliss the shards all broken
Once thrown for one beloved.
Who, from the living was taken
From warm embraces, removed.
With that last absent parting stare,
When time has come to renounce.
When affections turn to despair,
And promesses into silence
And thus all the loving flees,
Bloom of truth, life's ev'rything.
Laying by that dark shore, it is.
Like empty ashes of nothing.
vendredi 23 avril 2010
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joliment dit Amitiés Gaston
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